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Affaire Torrents de Vie : la Thérapie de Conversion refait parler d'elle

Une enquête choc menée par BFMTV révèle les pratiques illégales de l'association évangélique "Torrents de Vie" dans le domaine des thérapies de conversion pour les personnes homosexuelles. Le gouvernement a réagit promptement en saisissant la justice pour enquêter sur les agissements de cette organisation controversée, ravivant le débat sur la protection des droits LGBTQ+ en France.


Nouvelles révélations sur les thérapies de conversion


Des pratiques condamnables mises en lumière


Nous abordions déjà, il y a de cela plus d'un an, les thérapies de conversion. Des pratiques "intolérables" ont été mises en lumière par une enquête menée par BFMTV, révélant les activités de l'association évangélique "Torrents de Vie."


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Les thérapies de conversion sont interdites en France depuis 2022

Réaction ferme du gouvernement français concernant les thérapies de conversion !


Le gouvernement français a réagi avec fermeté en demandant une enquête approfondie sur l'organisation, qui, sous couvert d'une autre appellation, se livre à des thérapies de conversion, malgré leur interdiction par la loi.

Dans le cadre de cette enquête, une journaliste de BFMTV a infiltré un séjour organisé par "Torrents de Vie", une association qui prétend promouvoir "la restauration de notre identité relationnelle et sexuelle." En réalité, si les ateliers prétendent aider les participants à surmonter des problèmes tels que la dépendance affective, l'alcoolisme et la pornographie, ils incluent également la prise en charge des questions liées à l'orientation sexuelle. En d'autres termes, il s'agit de thérapies de conversion, désormais passibles de deux ans de prison et d'une amende de 30 000 euros depuis janvier 2022.

Le ministère de l'Intérieur a publié un communiqué déclarant : "À la suite d'une enquête médiatique, il a été mis en évidence que l'association évangélique protestante Torrents de Vie a pratiqué des thérapies de conversion bien que ces dernières aient été rendues illégales."

La secrétaire d'État chargée de la Citoyenneté, Sonia Backès, a saisi la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) afin d'étudier toutes les voies d'action possibles pour sanctionner l'association "Torrents de Vie" et ses responsables. Bérangère Couillard, ministre déléguée à l'égalité femmes-hommes, a également demandé au Procureur de la République d'enquêter sur les activités de cette organisation.


Pratiquer la thérapie de conversion est interdit par la loi

Ce n'est pas la première fois que "Torrents de Vie" attire l'attention des responsables politiques. En novembre 2019, lors d'une mission d'information à l'Assemblée nationale, les députés avaient déjà souligné le rôle de cette organisation évangéliste dans la propagation des thérapies de conversion en France. Interrogés à l'époque, les cadres de l'association, les pasteurs Werner Loertscher et Claude Riess, avaient nié avoir recours à de telles pratiques, prétextant que leurs propos étaient "dénaturés dans la presse". Ils avaient tenté de faire valoir que leur objectif était de guérir "les blessures de l'âme" plutôt que de changer l'orientation sexuelle des individus, mais leurs explications avaient suscité des doutes et conduit à un examen plus approfoni par la Justice.


L'affaire "Torrents de Vie" met en lumière, si besoin en était, la nécessaire vigilance quant à la protection des droits des personnes LGBTQ+ en France. Il y a encore du chemin...

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