• Bernard Mananes

Comment vaincre une addiction ?

Mis à jour : juil. 8


Qu'est-ce qu'une addiction ? Être accro ? Addict ? Comment la définir ? Tour d'horizon des conseils qui peuvent aider.



Il s'agit d'une conduite reposant sur une envie irrépressible d'une consommation excessive, compulsive d'un produit ou de faire quelque chose tout en étant dans l'incapacité de s'en empêcher. Les personnes qui souffrent d'addiction ont, le plus souvent, conscience de cet état de fait; elles ont néanmoins une peur irraisonnée de ne pas pouvoir faire vivre leur dépendance, c'est ce que l'on appelle la peur du "manque" et les personnes concernées en nourrissent une grande culpabilité. En 1975, l'Organisation Mondiale de la Santé ( OMS ), la définit dans une forme encore utilisée de nos jours.


Il est à noter que les addictions peuvent être liées à des produits légaux, comme le tabac, l'alcool... Des produits illicites, comme les drogues dures , les psychotropes...ou peuvent être liées non pas à des produits, mais à usages intensifs comme le jeu vidéo, le sport, l'addiction au travail... Bref, les addictions se sont multipliées et il est très difficile pour certains de les surmonter et les risques liés pour la santé publique sont bien réels.

Car être dépendant, ne serait-ce que du sucre, peut créer un état de profonde déprime, d'une vraie dépression qui se renforce par l'hyperphagie et la prise de poids qui l'accompagne. Concrètement, la personne perd l'estime de soi, donc va manger, donc va grossir, donc va avoir encore moins confiance en elle.... Bref, le cercle vicieux de la boulimie s'enclenche et on ne peut s'en défaire sans l'intervention d'un thérapeute ou d'un addictologue au risque d'une rechute et d'un mal être encore plus profond.

N'ayez pas peur de parler à votre psychothérapeute

Si certains comportements alimentaires sont relativement simples à travailler et à modifier, il n'en est pas de même pour des addictions très profondément ancrées, où l'abstinence liée au sevrage crée un vrai syndrome de manque. Vouloir arrêter sans support, surtout certains produits psychoactifs qui ont de vrais effets nocifs sur l'organisme, s'est risquer de devenir irritable, passer d'un état d'euphorie à celui de détresse, c'est en quelque sorte, perdre son équilibre et multiplier les conséquences négatives de son comportement addictif. Ceux qui ont connu les rechutes peuvent témoigner de l'effet dévastateur qu'elles peuvent avoir sur la confiance en soi et la perte de relations sociales qu'elles peuvent créer. En cela, l'entourage a une fonction primordiale : il doit pouvoir comprendre, sans juger, et permettre à la personne accro de se raccrocher à quelque chose de salvateur et d'en retirer un soulagement.

En complément de l'aide d'un tabacologue, d'un psychologue, d'un nutritionniste pour travailler sur les troubles du comportement alimentaire, les psychothérapies telles que l'hypnose peuvent également être d'une grande utilité pour permettre de juguler les grignotages, mieux maîtriser les tentations lorsqu'elles se font jour, mieux contrôler son irritabilité. Certaines personnes deviennent dépendantes dès l'adolescence, il est alors primordial d'intervenir et de les entourer et de multiplier les liens affectifs. En effet, c'est lors de cette période que le cerveau est le plus fragile et que les risques cognitifs aboutissants à des suicides, par exemple, sont les plus élevés. De même, dans le milieu professionnel, il ne faut pas sous-estimer les risques psychosociaux et l'alcoolisation qui peuvent être un véritable enjeu de sécurité, la prise de substances psychoactives qui nécessitent une vraie politique de repérage et un vrai plan d'action par le biais, par exemple, d'un questionnaire de santé anonyme.

Dès l’apparition de ce que l'on pense être une addiction, de troubles cognitifs, de comportements compulsifs, il ne faut pas hésiter à consulter son médecin généraliste pour lui parler de ses problématiques qui peuvent être de plusieurs ordres. En parallèle à un traitement qui peut être médicamenteux, à un traitement de substitution, les thérapies brèves seront un support utile pour et vaincre les frustrations et les insomnies possiblement induites, en prenant conscience du mal qui à l' origine de l'addiction. Il ne faut surtout pas attendre l'apparition de troubles dépressifs pour entamer une désintoxication. Il est également bon de savoir qu'en termes de prévalence, l'addiction peut toucher une large part de la population générale, sans forcément d'antécédents de maladies mentales, de psychoses, ou de troubles obsessionnels compulsifs.

Des associations info service, les Alcooliques Anonymes, des groupes de parole, peuvent être, pour les personnes dépendantes, d'une grande aide. Une règle : se faire aider !

Du jour au lendemain, une dépendance peut se faire jour, alors, n'ayez pas peur et osez aller mieux.




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