• Bernard Mananes

Pourquoi notre cerveau est attiré par le gras, le sucre et le sel ?

Alors même que nous n'avons plus faim, quelque chose en nous nous pousse souvent à manger plus que de raison... Et si la gourmandise était programmée dans nos gènes ?



Serions-nous programmés pour manger trop gras, trop sucré, trop salé ?


A l'échelle de l'évolution de l'Homme, il n'y a pas si longtemps, nous étions encore des chasseurs-cueilleurs. Nous allions là où le gibier était le plus abondant, où la végétation était la plus à même de nous apporter de quoi nous nourrir.

De cette période, nous avons gardé une appétence pour certaines saveurs, qui sont synonymes, pour notre cerveau, d'énergie, de calories en quelque sorte. Ainsi, les saveurs sucrées sont synonymes pour nos neurones d'aliments riches en énergie, et les saveurs salées riches en sels minéraux. Ces saveurs, captées par la langue au travers de récepteurs dédiés, nous ont permis, tout au long de notre évolution, de nous tirer d'affaires lorsque la disette menaçait.

Un récent article de la revue scientifique américaine Neuron, vient de mettre en lumière l'existence d'un réseau neuronal, issu de la partie du cerveau qui traite les émotions, et qui pousse des souris à manger plus que la simple satiété. Ainsi, les petits rongeurs étaient capables de manger jusqu'à 30 % de plus que ce qui leur était nécessaire lorsque les produits qui leur étaient présentés avaient certaines caractéristiques liées aux saveurs salées, grasse ou sucrées.

De la même manière chez l'Homme, et selon cette étude de l'Université de Caroline du Nord dirigée par le professeur Thomas Kash, cette tendance peut s'expliquer par le fait évolutif. Lorsque les organismes de nos ancêtres étaient soumis à un stress lié au manque de nourriture, ces mêmes organismes avaient tendances à stocker en plus lorsque la disette disparaissait.

Ce mécanisme, qui était déjà connu, nous était bien utile à l'époque. Mais aujourd'hui où, dans nos sociétés occidentales, la nourriture est disponible en grande quantité, ce mécanisme peut être la cause d'obésité, de diabète et de plusieurs maladies cardio-vasculaires.

La nicoceptine : la coupable idéale

Cette routine neuronale serait lié à une protéine, la nociceptine, qui fonctionne un peu comme un feu vert ou un feu rouge dans notre organisme. En bloquant son action, les scientifiques ont pu montrer que l'on pouvait réduire chez les souris la suralimentation. De même, on la stimulant, on produisait logiquement l'effet contraire.

Bien entendu, un des enjeux futur sera de pouvoir maîtriser la production et l'action de cette protéine afin d'en limiter les effets délétères. Rappelons que l'obésité est un mal en constant progrès et qu'il réduit drastiquement la qualité de vie et l'espérance de vie de ceux qui en sont victimes.

Rappelons que l'excès de nourriture, et notamment celles qui sont trop riches, est une des causes identifiée de la dépression comme l'a récemment montré une étude dont nous parlions dans cet article.

L'hypnose peut être d'une grande aide pour ceux qui souhaitent maigrir et entamer un régime, néanmoins, il ne s'agit pas non plus d'une baguette magique rappelons-le. Comme pour l'arrêt de la cigarette, l'hypnose n'est qu'un levier du changement. Et, comme tout levier, il faut que celui qui souhaite arrêter donne la première impulsion....

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