• Bernard Mananes

L'excès de sucres et de graisses favoriserait la dépression.

On savait que l'excès de sucre et de graisse était mauvais pour la santé, de nouvelles études montrent également que ces deux éléments favoriseraient, non seulement la prise de poids, mais l'apparition de troubles dépressifs.



Le gras et le sucre, éléments qui favorisent la dépression.


Le premier des médicaments se trouve... dans notre assiette ! La sagesse populaire a depuis longtemps compris ce qu'une récente étude vient de confirmer. C'est de Grande-Bretagne, et de l'Université de Manchester plus précisément, que nous vient cette étude réalisée auprès de 46.000 personnes par l'équipe de docteur Joseph Firth.

De manière très claire, cette étude au long cours montre qu'en augmentant de manière significative les nutriments dans notre alimentation et en abaissant de manière drastique l'apport en sucre et en graisse, les symptômes de la dépression, même chez les personnes à qui un tel état n'avais pas été encore diagnostiqué, diminuaient.


Pour parler de manière plus familière, si vous voulez être de bonne humeur, mangez sainement !


Cette étude est la première à analyser seize autres études et à en faire la synthèse. Très concrètement, le régime "fast-food" et "junk-food" est mauvais pour la santé, et cela, on le savait. En général les aliments que l'on trouve dans les restaurants rapides sont saturés de graisse, de sel et de sucre. Mais on s'aperçoit également que cette nourriture pauvre en nutriment a également un effet délétère sur le moral des gens.


« Les preuves globales des effets de l’alimentation sur l’humeur et le bien-être mental n’avaient pas encore été évaluées. Notre récente méta-analyse l’a justement fait en démontrant qu’adopter un régime plus sain peut stimuler l’humeur des gens. »
Docteur Joseph Firth

Qui plus est, et toujours selon cette étude, les femmes seraient plus soumises que les hommes aux effets d'une nourriture saturée de graisse et de sucre sans que les scientifiques ne parviennent pour l'heure à l'expliquer.

La première des pharmacies : notre assiette !


Cette méta-analyse arrive aux mêmes conclusions qu'une étude de 2018 publiée par l'INSERM de l'université de Montpellier et qui montrait, déjà, les effets néfastes d'une nourriture trop riche, et paradoxalement trop pauvre en nutriments de qualité.


Ces études sont intéressantes car elles permettent d'envisager un autre rapport aux soins. Nous avons tous entendus parlé des fameux « alicaments », ces nourritures qui sont parfois enrichies de molécules par les industriels afin d'avoir un supposé effet bénéfique sur nos corps. Il suffirait alors d'avoir une nourriture plus saine et plus équilibrée, composée en majorité de légumes, de fruits, de produits bruts et non raffinés et de fibres pour améliorer notre état général.


Ce n'est bien sûr pas un scoop mais cette étude valide ce que nous savons tous, de manière empirique. La question qui peut demeurer est : pourquoi infligeons-nous à nos organismes cette nourriture qui n'est pas bonne ?


Les sciences cognitives nous donnent également une réponse et ont déjà démontré que le cerveau humain, avait, de manière archaïque, une appétence particulière pour tout ce qui était sucré, salé, et gras car ce genre de nourriture activait plus facilement les circuits de « récompense » de notre cerveau. Mais cela fera l'objet d'un autre article !

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