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Comment calmer son anxiété sans devenir moine tibétain !

30 avr. 2025
4 min de lecture

Dernière mise à jour : 11 sept.

L’anxiété a un talent particulier : elle sait transformer un mail sans réponse, une réunion prévue vendredi ou une simple sensation physique en scénario catastrophe parfaitement documenté.

Un peu d’anxiété est pourtant normale. Elle nous aide à anticiper et à réagir. Le problème commence lorsqu’elle devient envahissante : pensées qui tournent en boucle, sommeil perturbé, boule au ventre, tensions, palpitations, irritabilité, difficultés à se concentrer ou tendance à éviter certaines situations.

Alors, comment calmer son anxiété ? Et quelle place peuvent avoir l’hypnose et les thérapies brèves dans cet accompagnement ?

Anxiété : quand notre système d’alarme devient trop sensible

L’anxiété correspond à une réaction d’anticipation face à une menace réelle ou supposée. Autrement dit, notre cerveau essaie de nous protéger de quelque chose qui pourrait arriver.

C’est très utile lorsqu’un danger existe réellement. Beaucoup moins lorsqu’à trois heures du matin notre esprit décide d’organiser une réunion de crise au sujet d’un problème qui n’existera peut-être jamais.

L’anxiété peut alors fonctionner comme une alarme devenue trop sensible : elle se déclenche rapidement et tarde parfois à s’éteindre.

Lorsque ces manifestations deviennent fréquentes, intenses ou qu’elles perturbent durablement la vie quotidienne, il est important d’en parler à un professionnel de santé afin d’en évaluer la nature et la gravité.

Pourquoi est-il si difficile de « ne plus y penser » ?

Parce que l’anxiété ne repose pas uniquement sur des pensées conscientes.

Elle peut associer des sensations corporelles, des anticipations, des souvenirs, des comportements d’évitement et des automatismes appris au fil du temps.

On peut parfaitement savoir qu’une peur est excessive et continuer à la ressentir.

C’est précisément ce décalage entre ce que nous savons rationnellement et ce que nous éprouvons qui rend parfois le fameux « arrête d’y penser » aussi efficace qu’un parapluie en papier.

Les thérapies face à l’anxiété

Les thérapies cognitivo-comportementales (TCC) disposent d’un niveau de preuve important dans le traitement de plusieurs troubles anxieux. Elles travaillent notamment sur les pensées, les comportements d’évitement et, lorsque cela est indiqué, l’exposition progressive aux situations redoutées.

D’autres approches peuvent être proposées selon la nature du problème. L’EMDR est notamment utilisée lorsque certains symptômes sont associés à des événements traumatiques.

L’hypnose thérapeutique constitue une autre approche possible, parfois utilisée seule dans un accompagnement bref ou en complément d’autres méthodes.

Comment l’hypnose peut-elle aider face à l’anxiété ?

Contrairement à une idée encore répandue, être hypnotisé ne signifie ni dormir ni perdre le contrôle.

L’état hypnotique implique notamment une modification de l’attention et une plus grande disponibilité aux suggestions et aux expériences imaginatives.

Dans le cadre de l’anxiété, le travail peut consister à modifier la manière dont certaines situations sont anticipées ou ressenties, à développer des réponses émotionnelles différentes ou à retrouver plus facilement un état de sécurité et d’apaisement.

Il ne s’agit donc pas de chercher un mystérieux bouton « anxiété OFF » caché quelque part dans l’inconscient.

L’objectif est plutôt d’aider la personne à expérimenter d’autres façons de réagir à ce qui déclenchait jusque-là automatiquement l’alarme.

Les recherches scientifiques consacrées à l’hypnose montrent des résultats encourageants dans plusieurs domaines, notamment concernant l’anxiété dans certains contextes. Les niveaux de preuve restent cependant variables selon les indications : l’hypnose ne remplace donc pas une évaluation médicale ou psychologique lorsqu’elle est nécessaire.

Que faire lorsqu’une montée d’anxiété apparaît ?

Certaines stratégies simples peuvent aider à réduire l’intensité de l’activation physiologique.

Une respiration lente, avec une expiration légèrement plus longue que l’inspiration, peut par exemple favoriser le retour au calme. Il ne s’agit pas d’une méthode miracle, mais d’un moyen simple d’agir sur l’état d’activation du corps.

L’activité physique régulière, un sommeil suffisamment régulier et certaines pratiques de pleine conscience peuvent également participer à une meilleure régulation du stress et de l’anxiété.

Un autre principe est souvent essentiel : observer l’évitement.

Plus nous évitons systématiquement une situation parce qu’elle nous inquiète, plus notre cerveau peut apprendre qu’elle était effectivement dangereuse. Selon le trouble concerné, un accompagnement thérapeutique peut donc progressivement permettre de retrouver une liberté d’action.

Quand consulter pour son anxiété ?

Lorsque l’anxiété commence à décider à votre place.

Lorsque vous renoncez à certaines activités, que votre sommeil se dégrade, que les ruminations deviennent quotidiennes ou que la peur prend une place disproportionnée, demander de l’aide devient pertinent.

Il n’existe pas une méthode universelle adaptée à tout le monde. La démarche consiste d’abord à comprendre ce qui entretient le problème, puis à choisir l’approche appropriée.

Dans mon cabinet d’hypnose à Bordeaux, j’utilise notamment l’hypnose et différentes approches issues des thérapies brèves afin d’accompagner les personnes confrontées à l’anxiété, au stress et à certaines peurs.

Retrouver de la liberté plutôt que supprimer toute anxiété

L’objectif réaliste n’est probablement pas de ne plus jamais ressentir d’anxiété.

Une vie totalement dépourvue d’inquiétude serait d’ailleurs assez étrange.

Le véritable changement consiste plutôt à ne plus laisser l’anxiété gouverner ses décisions : pouvoir à nouveau sortir, dormir, travailler, rencontrer les autres ou entreprendre quelque chose sans consulter intérieurement son service des catastrophes avant chaque décision.

C’est souvent à cet endroit que commence le travail thérapeutique.

Vous souhaitez travailler sur votre anxiété ?

Si l’anxiété, les ruminations ou certaines peurs prennent trop de place dans votre quotidien, vous pouvez découvrir mon accompagnement consacré à l’hypnose et l’anxiété à Bordeaux, ou prendre directement rendez-vous au cabinet pour faire le point sur votre situation.


Si l’anxiété prend trop de place dans votre quotidien, découvrez aussi mon accompagnement par l’hypnose pour l’anxiété à Bordeaux.

Lorsque l’anxiété se fixe sur une situation précise, elle peut notamment devenir une peur de conduire et une angoisse au volant.

Pour approfondir ces peurs spécifiques : l’émétophobie et la peur de vomir.

Pour approfondir ce mécanisme tourné vers le futur : comprendre l’anxiété anticipatoire.

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