• Bernard Mananes

Comment reconnaître un bon thérapeute ?

Mis à jour : 30 avr. 2019

Sonothérapie, lithothérapie, PNL, hypnothérapie.... Comment s'y retrouver dans la multitude de thérapies possibles et imaginables ? Comment faire le bon choix lorsque l'on est en recherche d'un thérapeute capable d'accompagner son évolution personnelle ?



Tous les thérapeutes ne vous veulent pas du bien...

Le bien-être a le vent en poupe : il suffit pour s'en convaincre de regarder les derniers chiffres publiés par les différents syndicats des professions liées au bien-être et aux thérapies: le nombre de thérapeutes, quelle que soit la spécialité, a triplé en dix ans. Ce chiffre, pour autant, doit être pris avec des pincettes.

En effet, en l'état actuel de la législation, aucune formation n'est exigée pour mettre une plaque et s'auto-proclamer « thérapeute ». Si l'on accepte cette logique de l'absurde, en ayant simplement lu une fiche Wikipédia, vous pouvez décider d'être thérapeute et commencer votre activité. Pour cette raison, je crois que le chiffre des thérapeutes est sous-estimé.

Il suffit, là encore, de regarder autour de soi pour s'apercevoir de cette inflation d'artisans du mieux-être qui s'installent partout en France. Chacun a sa spécialité, chacun son marché. L'hypnose est une des pratiques les plus connues mais d'autres font aussi une apparition remarquée, comme le Reiki qui est actuellement en plein développement.

La grande majorité des praticiens est mue par un vrai désir de faire les choses correctement. Néanmoins, il est aussi possible de se retrouver devant des escrocs, ayant des visées beaucoup moins nobles que le simple mieux-être du client qu'il reçoit. Les personnes qui viennent en cabinet, et c'est une évidence de le dire, ne viennent pas nous voir lorsqu'elles vont bien. Et ils est parfois simple lorsque l'on manie certains outils, d'appuyer et de renforcer certaines fractures plutôt que de les résorber. C'est pour cette raison que la Mivilude, la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires, avait alerté l'opinion, fin 2017, contre des dérives constatées avec certaines pratiques. De fait, comment reconnaître un bon thérapeute ?


Un bon thérapeute, c'est quoi ?


Avant de s'intéresser à la thérapie, qui n'est qu'un instrument, il convient de s'intéresser à celui qui va manier l'outil : le thérapeute. Et là, il faut parfois prendre un peu de temps... Contrairement à un médecin généraliste qui a pignon sur rue et qui ne peut professer qu'à l'issue de longues études, un thérapeute, nous l'avons vu, peut s'installer du jour au lendemain. N'hésitez pas à regarder, sur internet, quels sont les avis sur la personne que vous souhaitez aller voir. Et faites confiance au bouche à oreille, c'est souvent un bon indicateur. De même, depuis combien de temps est-il installé, quel est son parcours ? Une fois dans son cabinet, si ce thérapeute essaie de vous faire payer des séances à l'avance, c'est généralement mauvais signe... Le sérieux veut que ses conditions générales ( et donc, ses tarifs ) soient affichées clairement dans son cabinet.

Si, lors de votre discussion, il commence à remettre en cause les traitements que vous suivez, c'est un autre très mauvais signe... Hormis s'il est lui-même médecin, il n'a pas à vous demander d'arrêter, ni même de modifier ce que votre médecin, votre psychiatre, vous a donné comme traitement. Dans ce cas, il rentrerait aussi sec dans un exercice illégal de la médecine, délit puni par la loi...

Enfin, il faut que vous fassiez appel à votre jugeote, à votre ressenti... Souvent, si vous ne « sentez » pas la personne, inutile d'insister.

Les thérapies pratiquées doivent également vous interroger. S'il est parfois sain de découvrir de nouvelles méthodes, de nouvelles voies de mieux-être, il faut aussi savoir se méfier de pratiques un peu trop bizarres, un peu trop étranges... Là encore, fiez-vous à votre instinct, ne vous laissez pas embobiner par un jargon pseudo-scientifique où vous allez vous perdre : « Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement, Et les mots pour le dire arrivent aisément. » disait Boileau, suivez donc cette adage pour vraiment comprendre ce qui va être mis en place.

Enfin, faites preuve de discernement : lorsque vous vous inscrivez dans une démarche liée à une thérapie brève ( et donc courte... ), cela veut dire que si au bout de quarante séances, vous vous sentez encore plus mal qu'au début, c'est qu'il est peut être temps d'en changer...


Bernard Mananes

Bordeaux hypnoses

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